Etonnement
Paul Cézanne avait tenu un jour ce propos étonnant : « Avec une pomme je veux étonner Paris ». Le plus étonnant, c’est qu’il y soit arrivé. Ceci dit, un esprit blasé a aussi remarqué : « Les pommes de Cézanne ne donnent pas faim ».
Paul Cézanne avait tenu un jour ce propos étonnant : « Avec une pomme je veux étonner Paris ». Le plus étonnant, c’est qu’il y soit arrivé. Ceci dit, un esprit blasé a aussi remarqué : « Les pommes de Cézanne ne donnent pas faim ».
Comme chaque année à la même époque, les morts ont défilé joyeusement et bruyamment dans les rues du Mexique. C’était le dia de los muertos. J’ai lu qu’à Mexico la fête avait repris une vigueur spectaculaire depuis que le dernier James Bond (007 : Spectre, tourné en 2015) y avait situé sa toujours haletante séquence
Dia de los muertos Lire la suite »
Avant-promenade de Toussaint, au cimetière. Elle : — Tu as vu, Machin, là ?… Il n’avait jamais été en guerre, ni avec lui-même ni avec personne, et pourtant il est mort… Lui : — Que veux-tu ?… La paix, la paix… On sait bien tous, au fond, comment ça se termine… Mickey is also a
Brève de cimetière Lire la suite »
Il se donne en ce moment à Paris un spectacle qui « revisite » le baroque musical en piano-voix. Le pianiste y est excellent, mais malgré une critique élogieuse, le reste ne m’a guère enthousiasmé. Il est vrai que le baroque est par définition imparfait. Un avant-propos que l’on nous fait entendre juste avant le
Une nuance du bizarre Lire la suite »
Maman passe toujours ses journées à lire. Elle oublie chaque phrase à mesure qu’elle avance, mais de temps en temps, buttant sur quelque aspérité dans sa lecture, elle revient en boucle sur un paragraphe. C’est le cas quand j’arrive chez elle l’autre jour. Elle est plongée dans la biographie de Maupassant. Le jeune Guy a
Le singe de Maupassant Lire la suite »
Un récent voyage en train m’a fait apercevoir par la fenêtre quelques TGV désossés et de vieilles carcasses de wagons. Des tagueurs aux dons incertains y avaient fait leurs gammes. À en juger par l’éclat terni de la peinture, c’était il y a longtemps. Un panneau indiquait : technicentre SNCF. J’ai pensé : espérons que
Une dame venait de commettre un livre, qu’elle tenait pour un chef d’œuvre. Il arrive souvent que les auteurs surestiment la qualité de leur production : le livre était mauvais, il suffisait d’en lire un passage pour s’en rendre compte. Un de ces petits éditeurs qui demandent aux écrivains amateurs une contribution substantielle aux frais
Je viens de recevoir de l’association des Anciens Elèves d’HEC (laquelle se nomme maintenant HEC Alumni, puisqu’il faut, dans ce milieu des écoles de commerce — pardon, des business schools — singer plus qu’ailleurs encore ce qui se fait dans le monde anglo-saxon), je viens de recevoir, disais-je, par voie électronique, une lettre qui me
Interview à péage Lire la suite »
Dans les Rubayat d’Omar Khayyam, le vin est la vie, l’argile et la poussière sont des restes d’hommes. Nous foulons les morts à chaque pas. Il faut s’enivrer de présent. « Voici la poussière du sage Ismaïl de Boukhara Il fut un homme important tout le temps qu’il exista Où que tu poses le pied
Roger Waters (Pink Floyd) raconte que, se promenant un jour à New York avec son ami Etienne Roda-Gil, celui-ci avait prononcé une phrase qu’il s’était empressé de noter sur un bout de papier, et qu’il avait conservée pendant des années dans la poche de son jean. C’était une phrase qui n’avait l’air de rien, quelques
On l’appelait Roda Lire la suite »