des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Une dame venait de commettre un livre, qu’elle tenait pour un chef d’œuvre. Il arrive souvent que les auteurs surestiment la qualité de leur production : le livre était mauvais, il suffisait d’en lire un passage pour s’en rendre compte. Un de ces petits éditeurs qui demandent aux écrivains amateurs une contribution substantielle aux frais de publication l’avait mis à son catalogue.

L’ouvrage imprimé, elle organisa une signature afin d’en faire la promotion. Elle y convia tous ses amis, collègues et relations. Chacun savait à quoi s’attendre. La plupart s’excusèrent. Il s’en trouva cependant quelques uns pour s’y rendre, probablement par bonté d’âme.

L’un d’eux, arrivé sur place, prit un exemplaire dans la pile, le régla à la caisse, puis se présenta à l’auteure afin d’obtenir une dédicace. — Ah, cher ami, s’écria la nouvelle Calliope tout en faisant un geste compliqué avec son stylo, promettez-moi de me dire ce que vous en pensez ! — Je ne sais pas, répondit l’autre, je l’achète volontiers, vous savez, mais le lire… là, vous m’en demandez beaucoup…


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