Le fil des jours

Fermé le samedi

J’estime que le temps est venu de réduire (légèrement) mon rythme de blogueur. Je n’ai pas tant de choses à dire qu’il me faille écrire six jours par semaine. Je me contenterai de cinq. Je vais donc m’octroyer de vraies coupures le weekend, et m’abstenir de publier le samedi. On pourra m’objecter que je n’avais […]

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Ignorer l’avenir

Je n’arrive pas à croire à notre légèreté. C’est un miracle. Parvenus à un certain âge, nous savons bien pourtant que l’avenir est court, et problématique. Parents et amis commencent ça et là à mourir. La maladie rôde, l’accident vasculaire, le cancer. Mais nous poursuivons la route comme si de rien n’était, ou presque. Le

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Vaine sollicitude de l’administration

M’étant récemment fait voler mon portefeuille, lequel contenait tous mes papiers, j’ai ces jours-ci l’avantage de parcourir les différents sites que propose l’administration française pour faire refaire ici sa carte d’identité, là son permis de conduire, là encore sa carte vitale, etc. L’impression générale est plutôt bonne, et nettement plus favorable qu’il y a vingt

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Les figues mûres se ramassent à la pelle

La gourmandise rend ingénieux. Comme Marie, la compagne d’Augustin (ou était-ce Augustin lui-même ?) avait une envie de figues, mais que celles qui étaient mûres étaient trop haut dans l’arbre, et que l’on n’y pouvait atteindre, pas même avec un escabeau, l’idée leur vint d’employer les grands moyens : emprunter le tracteur du voisin, transformer sa

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Circa

J’ai voulu titrer la photo de mon père que j’ai publiée dernièrement, et comme j’avais un doute sur la date, j’ai choisi d’écrire Papa circa 1935. (Précision pour les non-latinistes : circa est un mot latin qui signifie environ.) Comme j’avais un doute subséquent sur la manière dont circa s’abrégeait (en c. ?, en ca ?),

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L’agur

Il y avait quinze ou vingt ans que je n’avais pas assisté à une corrida. J’ai été invité à celle du 15 août à Dax, et le spectacle, en vérité, n’eut rien pour enthousiasmer les aficionados, et encore moins pour susciter chez les néophytes l’amour des courses de taureaux. Le seul moment vraiment plaisant fut

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Un beau mari

La photo date de 1934 ou 1935. Je l’ai découverte récemment, en rangeant des papiers. Mon père a treize ou quatorze ans. Je la montre à Maman. Elle la détaille avec attention. — Oh, me dit-elle, regarde ce garçon : il a de beaux yeux… de beaux sourcils… un beau nez… une belle bouche… — Ce garçon,

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