Sur la marge
Je reste soixante-douze heures dans le fond de mon lit, et je vois avec acuité ce que je sais depuis toujours : le monde tourne parfaitement sans moi. Parfaitement n’est sans doute pas le bon mot. Disons qu’il tourne exactement de la même façon, aussi implacable et aussi futile, sans être aucunement perturbé par mon
