Départ
La petite flamme vacillante a fini par s’éteindre. Maman est morte hier soir, chez elle, paisiblement. La dernière feuille de l’arbre s’est envolée au souffle du printemps.
La petite flamme vacillante a fini par s’éteindre. Maman est morte hier soir, chez elle, paisiblement. La dernière feuille de l’arbre s’est envolée au souffle du printemps.
C’est une phrase que j’ai entendue hier. On l’attribue à Warren Buffet : je n’ai pas vérifié. Elle est simple, plaisante et suffisamment vague pour que chacun puisse y trouver matière à sourire et à réfléchir. Je suis incapable de dire si elle a une véritable profondeur, pourtant le fait est qu’elle a tourné dans
Une phrase insolite Lire la suite »
Les murs se dressent, les frontières se ferment. Derrière des portes closes nous nous sentons mieux à l’abri. Pourtant, d’un côté de la barrière comme de l’autre, la crainte et la maladie rôdent ; les décès s’accumulent. On en tient aujourd’hui quotidiennement le compte. De mémoire de vivant, jamais nous n’avions été collectivement aussi attentifs
Une cité sans murailles Lire la suite »
On échange beaucoup de conseils de lecture ces temps-ci sur les réseaux sociaux. Voici les miens : Les Essais (Montaigne), les Maximes (La Rochefoucauld), les Caractères (La Bruyère) et les Fables (La Fontaine). Je tiens qu’à peu près tout ce qu’il y a à savoir de la nature humaine sous nos latitudes se trouve dans
Conseils de lecture Lire la suite »
Prolongeant mes songeries d’hier, et confiné pour confiné, me suis-je dit, allons voir s’il y a des confinés dans les Fables. Eh bien oui : il y en a deux. Le premier est un homme qui se croit très beau, mais qui ne l’est pas, ce que les miroirs qu’il rencontre ne cessent de lui
Signe que les choses, avec le covid-19, vont mal : nous voici strictement confinés dans nos gîtes. Tel le lièvre de La Fontaine, cela me rend songeur. « Car que faire en un gîte à moins que l’on ne songe ? » Signe que les affaires du monde ont résolument quitté leur cours normal :
Puisque le covid-19 contraint désormais officiellement la France au confinement, il m’a paru judicieux de débuter cette période par la dégustation d’une bonne bouteille. Dans le chais, je suis tombée sur celle-ci : Huis Clos, Saint Julien 2004. Je ne sais pas qui l’avait achetée ou apportée, mais étant donné les circonstances, son nom sonnait
Une amie d’Amou, qui d’ailleurs fait partie de l’association « Les amis d’Amou » dont les membres se consacrent à l’histoire du village, m’a transmis une copie de la chronique paroissiale locale datant de juillet 1937. Je ne savais à quoi m’attendre : j’y ai trouvé le compte-rendu des obsèques de mon arrière-grand-mère, Berthe Broca.
Où il est question de ma bisaïeule Lire la suite »
Argan — Mais, enfin, venons au fait. Que faire donc quand on est malade ? Béralde — Rien, mon frère. Argan — Rien ? Béralde — Rien. Il ne faut que demeurer en repos. La nature, d’elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée.
Confinement quantique Lire la suite »
L’Inde, les Etats-Unis et d’autres pays ayant interdit leur accès aux voyageurs venus d’Europe, c’est encore chez Montaigne que je vais chercher quelque sagesse : « Il est temps de nous dénouer de la société […] Il faut se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute grande, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite
Arrière-boutique Lire la suite »