des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

J’avoue avoir caressé l’idée de rassembler les articles de ce blog qui traitent de la grande question : Qui suis-je ? Montaigne se la posait, moi aussi. Et compte tenu du fait que certaines personnes se font de moi l’image de quelqu’un qui a changé de vie, j’ai même pensé que Les transformations d’Arbon fourniraient à ce recueil un excellent titre : en contrepoint aux Essais de Montaigne, pour les amateurs de rugby.

Mais ayant procédé à une recherche rapide dans tous les papiers que j’accumule ici depuis dix ans, à partir des quatre mots Voyez comme je suis qu’il m’arrive de glisser dans mes écrits, je n’en ai ressorti que huit ou neuf articles, maigre pêche, qui témoignent surtout du caractère désultoire de mon esprit. Rien d’exploitable, donc, et surtout, rien de véritablement intéressant. 

J’ai en conséquence remisé mon projet. Je m’en suis consolé par cette remarque de Montesquieu : « Une personne de ma connaissance disait : — Je vais faire une chose assez sotte, c’est mon portrait. » Voilà au moins une sottise qui m’aura été épargnée. Ou si je l’ai commise, c’est par petits morceaux épars, « façon puzzle », dont il me semble désormais inutile que je me mette en peine de les juxtaposer.

Une réponse à Les transformations d’Arbon

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