des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Parait aujourd’hui en librairie un livre étrange intitulé Risqué !? Comme son titre le laisse supposer, l’ouvrage traite du risque dans la société contemporaine, à travers les parcours de dix personnes qui, dans leur vie, ont pris et prennent encore des risques – physiques, politiques, sociaux, économiques –, le plus souvent de manière volontaire.

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Si je le qualifie d’étrange, c’est que l’un des dix personnages dont Anna Alter fait le portrait s’appelle Jean-Pierre Arbon. Me voici donc présent au milieu d’une galerie de gens exceptionnels, certains connus voire célèbres (Garry Kasparov, Laurence de la Ferrière, Gérard Feldzer, Véronique Vasseur), d’autres non (Max Jacobée, sauveteur en mer, Francois Arthuis, neurochirurgien, Yann Millot, pompier…) Et ma première réaction a été : dans la liste, pas besoin de chercher l’intrus : c’est moi.

Et puis, à la lecture du livre, mon impression a changé. En découvrant les parcours des uns et des autres, j’ai pensé qu’après tout l’aventure de ma vie, vue dans cette perspective, pouvait aussi figurer là. Car ce que ce livre raconte, au fond, sous une multiplicité de facettes, ce sont des histoires de personnes qui n’ont pas abdiqué leur liberté au nom de la prudence et qui, tout en connaissant parfaitement, la plupart, les risques qu’elles prenaient, plutôt que de « lutter contre », ont décidé de « faire avec »*. Et là, oui, je me reconnais.

Cette liberté, ou ce désir, peut prendre des formes multiples : servir, sauver des vies, combattre, partir. Mais il s’agit dans tous les cas de vouer sa vie à la cause qu’on a choisie et/ou de la mener comme on l’entend. Mermoz, pour ce qui le concernait, résumait très bien l’affaire : « l’accident serait de mourir dans un lit ».

 

Risqué !?, d’Anna Alter (Editions Le Pommier / Cité des Sciences)

* J’emprunte à Laurence de la Ferrière cette jolie façon de présenter la chose.

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