Les nouveaux carnets

Deux façons de se dessécher le cerveau

Que de temps passé devant les écrans ! On s’en plaint, et nombreux sont ceux qui, depuis longtemps, craignent que cette activité, pratiquée sans modération, ne soit abrutissante. — Tu ferais mieux de lire, entend-on souvent dire aux enfants. Mais la même prévention existait autrefois à l’égard de la lecture. Dans Don Quichotte, Cervantès note

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Le chant du bégonia

Tous les festivals n’ont pas été condamnés cette année par le Covid à la triste alternative d’être annulés ou de devenir virtuels. Le Festival International de Musique des Plantes est l’un des rescapés de l’hécatombe. Limitant sa fréquentation à quelques dizaines de visiteurs, il s’est tenu la semaine dernière à Gaujacq, commune limitrophe d’Amou. C’est

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Nonchalant

Montaigne écrit : « Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait.* » Ah ! Que ce « nonchalant d’elle » me plait ! Qu’il est simple, élégant, détendu ! Que nous dit Montaigne par cette nonchalance ? Que le fait de mourir,

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Montgommery

Me penchant, pour des raisons que je dirai bientôt, sur l’histoire d’Amou, j’ai découvert à cette occasion la figure étrange et fort antipathique de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, sous les ordres duquel Amou fut pillé et dévasté, en septembre 1569, six jours durant. On n’en était encore qu’à la troisième guerre de religion.

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Automne en juillet

Jeudi dernier : 40 degrés de température. En fin de journée un brusque coup de vent précède l’orage. Brindilles, feuilles et graines voltigent dans l’air. La chaleur tombe brutalement. La surface de la piscine se couvre de matière végétale. En dix minutes, c’est l’automne en juillet. Comme vite, parfois, les choses changent…

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Bulles

Mon esprit me fait parfois l’effet d’un ces lacs volcaniques où des bulles — mes pensées — affleurent sans cesse à la surface. Elles se succèdent, s’enflent, s’irisent un instant, et éclatent, disparaissant pour la plupart sans retour avant d’avoir été seulement saisies par ma conscience. Il ne m’en reste rien que quelquefois une vague

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