des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Me penchant, pour des raisons que je dirai bientôt, sur l’histoire d’Amou, j’ai découvert à cette occasion la figure étrange et fort antipathique de Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, sous les ordres duquel Amou fut pillé et dévasté, en septembre 1569, six jours durant.

On n’en était encore qu’à la troisième guerre de religion. Jeanne d’Albret, reine de Navarre, l’avait chargé de reconquérir ses états. Il le fit promptement, et sans faire de quartier : exécutant tous les prisonniers catholiques, et brûlant les églises comme à Amou, Montgommery reprit le Béarn en trois semaines. Poursuivant sa campagne en Gascogne, il y commit des excès immenses, qui frappèrent de terreur les populations*.

Ce sinistre individu était déjà entré dans l’histoire dix ans plus tôt : c’est lui dont la lance perça l’oeil et le crâne d’Henri II lors du tournoi où le roi trouva la mort. C’était un accident, mais il était régicide, et prit prudemment la fuite le soir même.

En 1572, il échappa par miracle au massacre de la Saint Barthélémy, devint général des Huguenots, se réfugia en Angleterre où la reine Elizabeth refusa de l’extrader. En 1574, ayant débarqué en Normandie pour y fomenter une insurrection, il fut fait prisonnier, de sorte que peu de temps après, Catherine de Médicis, qui avait pas mal de raisons de ne pas le porter dans son cœur, put assister en place de grève à sa torture et à sa décapitation.

 * Source wikipedia

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