des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Fables en vrac

Je n’étonnerai personne si je dis que Le savetier et le financier est une de mes fables préférées. Elle oppose le chant, la légèreté, et l’insouciance à l’argent et aux soucis. La Fontaine ne se contente pas de dire que l’argent ne fait pas le bonheur. C’est, dit-il, « ce qui cause nos peines », chose qui souvent se produit en effet dès que l’on tient à l’argent en tant que tel, qu’on craint de le perdre, et qu’on le garde au lieu de s’en servir.

Le génie de La Fontaine : « A la fin le pauvre homme s’en courut chez celui qu’il ne réveillait plus ». Avec ses cent écus, en perdant la joie, le savetier est devenu pauvre, lui qui cependant auparavant n’avait rien.

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Fables en vrac : https://www.youtube.com/playlist?list=PL1GJhoEI4m9KjBJssqIa6zwqt_PyErexZ

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Nombreuses, chez La Fontaine, sont les fables où l’on chante. A commencer par la première et la plus célèbre d’entre elles : La cigale et la fourmi, que je publierai un de ces jours. Mais aujourd’hui, c’est Le coche et la mouche que je livre. On y chante, dans tous les sens du terme. « Une femme chantait : c’était bien de chansons alors qu’il s’agissait ! Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles ». Le génie de La Fontaine : le même mot, dans la même phrase, avec deux sens différents…

J’inaugure aujourd’hui une série de videos faites le plus simplement du monde : votre serviteur, chez lui, devant la caméra de son ordinateur, récitant les fables de son camarade La Fontaine.

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C’est une espèce de défi que je me suis lancé : combien de fables connais-je par coeur pour être en mesure de les dire ainsi ? J’en suis à une soixantaine. C’est un quart environ du total. Du coup, je suis tenté de me lancer dans l’intégrale, et d’apprendre les cent quatre-vingt qui me manquent, juste pour le plaisir.

Je les proposerai ici comme elles sont venues, sans ordre particulier, de temps en temps, en vrac. Pour commencer, Le rat et l’huître, et Les médecins.

 

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