Jean-Pierre Arbon

Hommebon

Au XIIè siècle vécut dans la bonne ville de Crémone (Italie) un saint homme, tellement bon qu’on l’avait surnommé Hommebon. Il était tailleur d’habits de son métier, et pensait que si Dieu lui avait permis de travailler, c’était pour être utile aux autres. Il donnait donc beaucoup aux pauvres. Sa femme, d’après son biographe, chercha […]

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La pendule de Tristram Shandy

On évoquait hier « Vie et opinions philosophiques d’un chat » : il est clair que Taine s’est inspiré, au moins pour le titre, de « Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme », de Laurence Sterne. Ce roman anglais du XVIIIè siècle est l’un des livres les plus réjouissants qu’on puisse lire. Il se présente comme le récit d’un homme qui raconte

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Le chat qui digère

Je découvre que l’ami Béra s’intéresse aux chats. Je l’ignorais, mais cela ne me surprend guère, vu sa dévorante et panoramique curiosité intellectuelle. Il cite sur sa page Facebook une petite maxime charmante tirée d’un très court ouvrage d’Hippolyte Taine (1828-1893), Vie et opinions philosophiques d’un chat : « Celui qui mange est heureux ;

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Noms transitoires

Les hindous, dans leurs contes et leurs grands récits, admettent l’idée que les noms des personnes peuvent changer selon les stades de l’existence, ou en fonction de ce qu’elles sont en train d’accomplir. Comme nous ne sommes jamais identiques à nous-mêmes, il se pourrait ainsi que nous ayons plusieurs noms en partage : un nom

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Décadence universelle

On entend un peu partout ces temps-ci le refrain de la décadence. Le déclin de la France, l’affaiblissement de l’Europe, la crise des valeurs, l’épuisement de la planète… Et voilà qu’on apprend que l’Univers lui-même donne de sérieux signes de fatigue. La Royal Astronomical Society (Royaume-Uni) publie une étude d’après laquelle l’Univers ne crée pratiquement plus

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Villes éteintes

Les villes éteintes de Thierry Cohen sont des villes imaginaires mais réelles. Réelles, parce qu’elles ne sont pas inventées : il s’agit bien de Rio, de New York, de Tokyo. Imaginaires parce que dépourvues de ce qui caractérise l’habitat humain depuis le fond des âges : un rassemblement de foyers, donc de feux, donc de

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