Augustin et les Marronniers

Gus sketch amzn

C’est mon fils. Augustin. Je trouve qu’il a une gueule. Une belle gueule. Plus tout-à-fait la même qu’au début de son voyage. C’est comme s’il avait gardé une trace de tous ces espaces traversés, ces déserts, ces forêts, ces glaciers, ces volcans, de toutes ces nuits dans des cars, ou sous la tente, ou à la belle étoile, de tous ces amis qu’il a croisés sur la route, du soleil, de la pluie, et des amours cueillies en passant. Une trace de la chance de vivre et du bonheur de vivre, petite flamme éternellement fragile, mais dont j’espère qu’il brûlera longtemps, et qu’il répandra la lumière autour de lui.

Ma chanson Les Marronniers, pour ceux qui la connaissent, se termine par « Papa, Papa, je vois dans ton regard que ça a l’air si beau là-bas ». Désormais, les choses s’inversent. C’est à lui qu’il faudrait chanter : « – Fils, on voit dans ton regard que ça a l’air si beau là-bas ».

En tout cas, les enfants qu’il aura lui-même sans doute un jour pourront reprendre mes paroles originales, sans problème.

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