des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire
J’ai découvert le “Lunatic Lover” d’Ibn Arabi dans l’extraordinaire livre de Marielle Bancou, The Color of Love.


Ce livre se présente comme une anthologie de poèmes d’amour, peints à la main. C’est en fait un étonnant dialogue entre une artiste et la poésie, une recherche formelle inédite et éblouissante.
Chaque poème peint est l’équivalent pictural d’une chanson. La mise en musique du texte y est remplacée par sa mise en peinture. Couleurs, rythmes, lignes, harmonies, tous ces termes appartiennent aux deux arts. Marielle Bancou est une musicienne (et une magicienne) de l’oeil.
Ses maîtres, elle le dit elle-même, sont Rothko et Bonnard. Ce dernier disait: “il faut peindre son plaisir”. Marielle peint son plaisir du texte avec ses pinceaux dorés. Elle peint l’amour célébré par Wang Wei et Sophocle, Dante et Shakespeare, Pétrarque et Shelley.
Tout ceci compose une éclatante symphonie en rouge (“pas un rouge unique, mais tous les rouges que je pouvais mélanger: des rouges violets, des rouges orange, des clairs, des sombres, des doux, des brillants: au total, cent huit variations de rouge”) et une sélection (en langue anglaise) des plus belles émotions qui soient.

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