des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire
L’enseignement officiel du Français au lycée s’est affranchi d’une contrainte idiote et fastidieuse: la chronologie. On commence désormais par étudier les auteurs des XXè et XIXè siècles, avant d’aborder ceux des XVIè, XVIIè et XVIIIè. Pour parfaire cette libération, on a aussi déconnecté le programme de français du programme d’histoire, et hop! voilà les oeuvres en apesanteur, détachées de leur contexte, émancipées de leurs racines.
A une professeure (je trouve ce féminin nouveau très laid, mais ce n’est pas le propos) qui officie en classe de seconde dans un lycée de banlieue et qui protestait contre cet état de fait auprès d’un inspecteur d’académie, ce dernier répliqua:
– Mais enfin, vous ne prétendez quand même pas faire Montaigne à ces élèves?…

© Frank Margerin

Il ne l’a pas dit, l’inspecteur, mais il devait penser:
– Et pourquoi pas la Princesse de Clèves, tant qu’on y est ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Archives