des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire
Wang Wei (699-761), nous dit-on, était calligraphe, musicien, peintre, et poète, et excellait dans chacun de ces arts.
Né sous la dynastie des Tang, il occupa de très hautes fonctions dans l’Empire chinois, avant de se retirer à la campagne pour mener une vie de contemplation et de méditation.


Cet homme a dû laisser perplexes les économistes de tout poil, à en juger par ce merveilleux poème qu’il écrivit “à Monsieur le magistrat Zhang”:

Sur le tard je n’aime que la quiétude
Loin de mon esprit la vanité des choses
Dénué de ressources il me reste la joie
De hanter encore ma forêt ancienne

La brise des pins me dénoue la ceinture
La lune caresse les sons de ma cithare
Quelle est, demandez-vous, l’ultime vérité?
Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s’éloigne…

(traduction de François Cheng, calligraphie de Fabienne Verdier)

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