des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

J’adore cette photo. Elle date du 14 juillet 1990, au début de mes années Flammarion. Elle a été prise dans une petite rue du vingtième arrondissement, devant la maison de Monique Nemer. On m’y voit faire du charme de façon assez appuyée à Françoise Verny. 

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L’homme sous l’oeil intrigué duquel se déroule la scène est Jean-Marie Colombani, qui était directeur du Monde, à l’époque. Je me souviens qu’une bonne partie du tout-Paris littéraire était présent à cette réception : Josyane Savigneau, Hector Bianciotti, Claude Durand, Bertrand Poirot-Delpech… Certains des invités arrivaient directement de la garden-party de l’Elysée, et étaient trop heureux de le faire savoir. J’éprouvais une certaine ivresse d’être là, au milieu d’un monde auquel j’avais rêvé d’appartenir, et dont je savais pourtant déjà qu’il n’était pas vraiment le mien.

J’adore cette photo, parce qu’y est saisi quelque chose de la tendresse que j’éprouvais pour Françoise, et de celle qu’elle éprouvait pour moi. C’était une sorte d’affinité inexplicable, qui ne nous faisait pas spécialement rechercher la compagnie l’un de l’autre, ni au travail, ni en dehors, mais qui nous donnait du plaisir à être ensemble lorsque les circonstances nous réunissaient. Disons : une amitié.

Françoise Verny est morte le 14 décembre 2004. Demain dimanche, cela fera dix ans.

Une réponse à 14 juillet 1990

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