des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Les réseaux te tracent, te suivent, te surveillent
Tout ce que tu fais, as fait ou feras
S’accumule au fond de mémoires froides
(Avant de traverser les nuages)

Si l’existence de sociétés comme Cambridge Analytica me préoccupe, c’est, comme je l’ai dit récemment, parce que j’ai toujours été sensible à la perte d’intimité et d’anonymat qui constitue le corollaire inévitable d’une société de l’information. Cette transparence volée me contrarie depuis fort longtemps, et on a beau me dire que si je n’ai rien à me reprocher, il n’y a pas de raison que ça me dérange, ça me dérange quand même, et beaucoup.

La connaissance totalitaire qu’un état, ou une puissance ou entreprise quelconque, peut avoir des faits et gestes (et désormais pensées) de tout simple citoyen, je la ressens comme une atteinte mortelle à ma liberté. Et je déteste toutes les bonnes raisons hypocrites qui sont mises en avant par ceux qui acquièrent cette connaissance : si nous récoltons ces données sur vous-même, c’est pour mieux vous servir, et si nous savons tout sur les autres, c’est pour mieux vous protéger (car les méchants existent, vous savez, les terroristes, les sanguinaires…)

J’aimerais qu’on ne sache pas en permanence où je suis, ni avec qui, ni ce que je fais. J’aimerais pouvoir avoir toujours accès à un endroit retiré, secret, loin des yeux, des oreilles et des algorithmes des programmes d’intelligence artificielle. J’aimerais pouvoir continuer à goûter une forme de solitude paisible, discrète, et privée.

2 réponses à Tout ce que tu fais, as fait ou feras

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