« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout ce qu’Avant de traverser les nuages doit à Everybody knows, de Leonard Cohen

L’allusion aux nuages, cependant, aux réseaux, et au cloud computing (l’« infonuagique », comme disent joliment les Québécois) n’est pas chez Cohen. Elle relève d’un thème récurrent chez moi, et qui l’était devenu bien avant que toute cette technologie se développe, depuis le jour lointain en fait où j’ai commencé à effectuer des paiements avec une carte de crédit, et que j’ai pensé : tiens, je laisse une trace, ma banque sait désormais non seulement ce que j’ai acheté, mais aussi que j’étais à tel endroit, tel jour à telle heure, et bientôt je ne ferai plus rien incognito.

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