des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Dans le commentaire qu’elle a laissé à la suite de mon article Une jolie étoile, mon amie Georgina écrit : « On ne sait jamais, avant d’y être, de quel côté de la ligne on se mettra ».

Je le crois. Ce sont les circonstances qui vous révèlent. Qu’aurais-je fait sous l’occupation ? Comment me comporterais-je sous la torture ? Ou si j’avais été, comme elle, Argentin dans les années 70, aurais-je consenti à l’exil ? Je peux bien avoir l’idée d’une réponse, la vérité est que je n’en sais rien. Cela d’ailleurs ne s’applique pas qu’aux situations tragiques. J’ai rappelé récemment le moment de La longue route où Moitessier hésite : finir son tour du monde ou continuer en mer ? Et ce qui fait qu’on bascule d’un côté ou de l’autre n’est (comme l’écrit joliment Georgina) « pas un choix, mais un mouvement de l’âme ».

C’est sans doute le drame de pas mal d’existences que de s’écouler en deçà des zones où ces mouvements se produisent. Dans le train-train des chemins tout tracés l’âme reste immobile, et l’on arrive au bout sans avoir eu l’occasion qu’elle se manifeste, et de connaître qui vraiment l’on était.

Une réponse à Mouvements de l’âme

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Archives