« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Le scénario est connu, je l’ai décrit ici à plusieurs reprises : les baies vitrées sont les ennemies des oiseaux. Surtout lorsqu’elles viennent d’être nettoyées. D’une espèce à l’autre, il se répète. J’entends le bruit d’un choc, et je trouve un petit corps inanimé sur la terrasse. Ce matin, un martin-pêcheur.

Le seul intérêt de ces tristes accidents est de me rendre visible la splendeur des parures de ces animaux magnifiques, et d’admirer le peintre génial et sublimement inventif qu’est la nature, pour peu qu’on l’observe avec attention, et en détail.

 

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Bruno SERIGNAT

Selon les statistiques les plus optimistes, un milliard d’oiseaux est chaque année détruit par les baies vitrées où se reflète souvent le bleu du ciel. La palme du plus grand massacre revient à Chicago et à ses tours de verre. Comme si cela ne suffisait pas, voilà à présent l’entrée en compétition des éoliennes qui viennent intensifier l’hécatombe. L’Homme n’est pas un loup que pour l’Homme !

Bertrand de Foucauld

Voici le dilemme : soit on ne nettoye plus les baies vitrées mais on ne verra plus la nature. Soit on les nettoye, mais la nature s’y mourra. Autre solution : on ouvre la baie pour admirer, bouche bée, le jardin d’Eden pénétrer dans notre maison. Quitte à mettre un anorak en hiver, inconvénient qui sera bientôt résolu avec le réchauffement climatique. 😋

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