des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

J’ai reçu (comme tous les Français) la lettre du président de la République qui m’invite à participer au grand débat national. Je l’ai même lue. Je l’ai trouvée un peu longue, mais il est vrai que les problèmes sont nombreux, et que leur énumération ne tient pas en trois lignes. 

Je ne suis pas certain d’y donner suite : on sait que je n’ai guère de goût pour les affaires publiques, bien moins en tout cas que mes compatriotes, qui semblent, la plupart, attendre de la politique qu’elle leur ouvre la voie du bonheur, ce dont je doute, tout comme je doute, par ailleurs, de détenir aucune idée géniale qui permettrait, sur tel ou tel sujet, de faire avancer le schmilblick. 

Si toutefois j’avais été à la place d’Emmanuel Macron (à Dieu ne plaise !) je crois que, compte tenu de l’humeur présentement agitée du pays, j’aurais placé en exergue ou en conclusion de ma lettre ce beau précepte de Rumi : « Elevez vos paroles, pas votre voix, c’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre ». 

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