« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

​Le 28 janvier, ce blog fêtera ses dix ans. Je n’aurais jamais cru qu’il irait aussi loin. Je ne sais toujours pas comment le définir, ni à quoi il sert vraiment. Lorsque je l’ai commencé, en 2008, l’idée était d’en faire un outil de communication au service de ma carrière d’artiste. Mais je ne savais pas trop quoi dire, et j’ai eu besoin de la complicité d’Olivier Lefèvre pendant quelques jours. Puis très vite je me suis écarté de cet objectif initial, pour me laisser aller aux réflexions les plus diverses, et mon propos principal est peu à peu devenu d’identifier, dans chacune de mes journées, quelque chose (une situation, une phrase, une pensée) qui mérite d’être notée et constitue un petit bonheur du jour.

Ceux qui me lisent savent que je suis un grand admirateur de la Longue Route de Bernard Moitessier. Curieusement, je me sens un peu avec ce blog comme Moitessier sur son bateau : seul, sur un océan de possibles, traçant ma ligne jour après jour, avançant en toutes saisons, par tous les temps, sans savoir très bien où je vais ni pour combien de temps encore je navigue, luttant parfois contre la fatigue, la lassitude, l’envie d’arrêter ou de faire relâche, et fier cependant de tenir bon la mer, le vent, le temps qui passe, du moins lorsque je contemple, comme aujourd’hui, l’insignifiance magnifique de la somme d’articles qui jalonnent le parcours.

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Laurent de Segonzac

Joli talent que de savoir, jour après jour, concocter cette “insignifiance magnifique”!

annick c.

je participe à ce qui est écrit plus haut, c’est comme un fil qui me relie au monde dans la solitude ( néanmoins appréciée) de ma campagne.

Henri Maries

Pour ma part, et sans nul doute comme la plupart des “suiveurs” de votre blog, c’est avec impatience que j’attends la publication quotidienne de cette chronique du temps qui nous file entre les mains et les neurones. En comparaison, je la lis avec autant de plaisir que je regardais autrefois ” La minute de Monsieur Cyclopede”, c’est dire!

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