des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

« L’état où nous voyons l’Europe / Mérite que du moins quelqu’un d’eux l’ait prévu »

Quand La Fontaine fustige les « faiseurs d’horoscope », ces « charlatans », il fait ce que chacun devrait faire pour savoir quel crédit leur accorder : il confronte, après coup, les prédictions aux faits.

S’agissant de l’année 2020, et considérant l’état tout-à-fait extraordinaire dans lequel nous voyons aujourd’hui l’Europe (comme d’ailleurs une bonne partie du reste du monde) à cause d’une maladie jusqu’ici inconnue, il conviendrait en effet, pour la bonne réputation du métier d’astrologue, que « quelqu’un d’eux l’ait prévu ». Consultons donc, au hasard d’un moteur de recherche, les prédictions de certains d’entre eux.

Le cabinet kld-voyance annonçait : « 2020 sera une année difficile sur le plan économique, financier, du travail, de l’emploi, et de la sécurité pour les forces de police et des armées. Ce sera une année décisive au niveau international. Des accords verront le jour. L’année sera aussi marquée par de nouveaux courants de pensées, des nouvelles technologies. » Bof…

Ariane-g voyance avançait pour sa part : « 2020 sera une année spéciale car une nouvelle décennie commence et les astrologues expliquent qu’il existe une symbologie autour de ce changement qui ne doit pas être sous-estimée. En général, 2020 sera une année au cours de laquelle les gens de tous les signes pourront profiter d’un nouveau départ, tant dans leur vie personnelle, sentimentale, relationnelle, que dans leur vie économique et professionnelle. » Remarquable enfoncement de portes grandes ouvertes.

Quant à la plus illustre de ces professionnelles, Elizabeth Teissier, que consultait (mais pas que, dit-on) François Mitterrand jadis, elle semble avoir eu plus de flair en publiant en octobre dernier un livre intitulé « 2020, le grand tournant » prédisant une année à la configuration planétaire exceptionnelle, pour le meilleur mais surtout pour le pire. « Je me suis rendu compte, nous précise l’astrologue, qu’il y avait des configurations comme Saturne-Pluton, qui revient tous les 36 ans, qui étaient présentes dans la déclaration de guerre de 14 et de 39, et qu’il y avait un sous-cycle en septembre 2001. L’histoire ne se répète pas mais ça veut dire qu’il y a un risque accru de conflits dans le monde ».

Moi, si trente-six années séparent 1914 de 1939, cette précision me révèle surtout qu’Elizabeth Tessier ne sait pas compter.

2 réponses à L’année 2020 vue par les astrologues (en 2019)

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