des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Il reste encore quelques jours pour aller applaudir au théâtre du Rond Point, à Paris, Jacques Gamblin dans « Je parle à un homme qui ne tient pas en place », un seul en scène en forme de dialogue entre l’acteur et le navigateur Thomas Coville.

Ce dialogue, réel, s’est déroulé par courriels interposés alors que Coville, en janvier et février 2014, s’attaquait au record du tour du monde à la voile en solitaire, et échouait dans sa tentative. Gamblin y réalise une plongée saisissante dans l’intimité taiseuse d’un de ces aventuriers modernes, successeurs de Tabarly et de Moitessier, qui n’était pas encore tout-à-fait son ami.

Chaque longue route est une quête, dont il arrive qu’on ignore le but et la raison. C’est en parlant avec Gamblin que Coville découvrira la vérité de la sienne, dans une exclamation qui m’a laissé au bord du vertige, tant elle m’a pris, moi qui me fais depuis toujours une idée héroïque de ces arpenteurs d’océans, à contre-pied : « Je navigue parce que je suis un lâche ! » Un lâche qui fuit la terre parce qu’il ne se croit pas capable d’aimer…

Gamblin dit qu’il en est resté sans voix. Et puis il a glissé en réponse : « Un lâche qui ne lâche rien ».


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