« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Bien avant que je ne fasse explicitement un parallèle (hardi) entre sa vie et la mienne, Moitessier occupait mon esprit depuis longtemps déjà. Sa longue route n’a cessé d’être présente dans ma tête. Je la retrouve dans les paroles de plusieurs de mes chansons : « On peut dire que ce fut une longue route / Une incroyable équipée » (Le voyage des mages) ; « La route avait été longue / Nous montions vers les nuages » (Comme Icare).

L’idée de son parcours m’a nourri. Bifurcation. Confrontation avec l’eau, le vent, le soleil, le froid, le chaud, le danger, la tempête, les nuits éblouies d’étoiles. Tout ce qu’il a réellement vécu, il me plait de penser que je l’ai vécu de façon métaphorique.

Mais est-ce vrai ? Dans d’autres de mes chansons l’inconscient parle différemment. « La vie est un long fleuve aux tranquilles méandres »:  n’est-ce pas une façon de me traiter de marin d’eau douce ? Et ailleurs : « voyageur aux espoirs sédentaires », voire « voltigeur immobile / pointant vers l’horizon / ses forces inutiles » (Deux âmes sur leur tige) : comme si le rêve était, non pas d’aller, mais de ne bouger pas.

Chanteur, la route est longue entre Moitessier et toi.

escargot

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