des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

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La source d’Avant de traverser les nuages se trouve chez Leonard Cohen, dans une chanson qui date de 1988 : Everybody knows. L’image du bateau qui prend l’eau, de son commandant qui ment, celle des dés pipés, et l’idée que les pauvres sont pauvres et que les riches resteront riches, tout est déjà chez Cohen.

Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows that the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows that the boat is leaking
Everybody knows that the captain lied
Everybody got this broken feeling
Like their father or their dog just died

(…)

Mon camarade Olivier Lefèvre dit que c’est l’une des plus grandes chansons jamais écrites. Je suis d’accord avec lui. Il dit qu’en revanche ce n’est pas l’une des mieux arrangées. Je suis également d’accord là-dessus. Je pense que cette chanson serait devenue immortelle si Cohen en était resté avec elle au dépouillement magique des chansons de ses débuts (Story of Isaac, Suzanne, etc). Au fond, c’est un tort de suivre la mode. Si l’on cherche à suivre la mode, un, deux, cinq, ou dix ans plus tard, on se retrouve nécessairement démodé.

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