Jean-Pierre Arbon

Richard Dupierreux

Dupierreux, Richard (1891-1957), fut, si l’on en croit la notice qui lui est consacrée, « romancier, journaliste, critique d’art. Docteur en droit, avocat à la Cour d’appel de Bruxelles. Professeur à l’Institut supérieur des Arts décoratifs de Bruxelles. Chef de cabinet de Jules Destrées, ministre des Sciences et des Arts. Dirigea le service artistique, littéraire […]

Richard Dupierreux Lire la suite »

Tristesse de mourir

Peur de mourir ? Non. Mais tristesse, peut-être, de mourir. Tristesse de laisser derrière soi ceux que l’on aime et ce que l’on aime, tristesse de partir. Tristesse de laisser la vie glisser hors de soi, tristesse de quitter notre forme humaine, tristesse de voir se décomposer l’assemblage miraculeux de molécules grâce auquel s’offrait à

Tristesse de mourir Lire la suite »

Emmanuel XIV

​Ce qui m’impressionne, avec Emmanuel Macron, outre son intelligence, son audace, et sa chance, c’est, au vu des cérémonies d’investiture, sa capacité à se couler aussi rapidement dans les habits du Président et à maîtriser avec autant de naturel apparent les symboles français du pouvoir. Il pense, paraît-il, que la France est en manque de

Emmanuel XIV Lire la suite »

Renvois

​ Ils vivaient des jours étranges. Une mauvaise et brutale part d’enfance remontait à la surface de leur existence, comme un renvoi acide, un glaire indigeste, et les dressait douloureusement les uns contre les autres, la sœur contre le frère, l’enfant contre sa fratrie, dans des disputes fielleuses et aigres dont tous auraient été bien

Renvois Lire la suite »

Melanos

— Jenny, s’il vous plaît !…. — Je ne m’appelle pas Jenny, Mamie. Vous ne vous souvenez pas de comment je m’appelle ? — Non… (Il y a plus de deux ans que Maman et Mélanie vivent ensemble). — Ça finit en i, aussi, et ça commence par un M. Maman hésite. — Marie ? Minnie ? — Trois syllabes. Elle cherche des

Melanos Lire la suite »

Comme une brise

Les années passent, et quand je me retourne sur ma vie je vois, parfois assez distinctement, un homme qui n’a pas fait grand chose, qui a juste effleuré l’existence, qui est passé au-dessus de sa vie comme une brise, ou un courant d’air, s’en est nourri, en a joui, sans rien creuser, rien déplacer, toucher

Comme une brise Lire la suite »