des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Li Bai, ou Li Po, (701-762) est, avec Wang Wei et Du Fu, l’un des plus grands poètes chinois de la dynastie Tang.

Il fut présenté à l’Empereur Xuanzong par l’un de ses ministres. «J’ai dans ma maison, avait dit le ministre, le plus grand poète peut-être qui ait jamais existé : je n’ai pas osé en parler encore à Votre Majesté, à cause d’un défaut dont il paraît difficile qu’il se corrige : il aime le vin, et en boit quelquefois avec excès. Mais que ses poésies sont belles ! Jugez-en vous-même, Seigneur.»
L’Empereur lui offrit le jour même une place à la Cour. Ils devinrent amis. Li Bai jouait du luth, et l’Empereur et lui, ensemble, composaient des chansons.

A lire Li Bai, on découvre un homme éperdûment amoureux de la vie et de ses plaisirs, qui recherche l’ivresse pour noyer l’infinie nostalgie de sa finitude. C’est d’ailleurs un des thèmes majeurs de ses poèmes, comme pour celui-ci, intitulé “En face du vin”.

La vie est comme un éclair fugitif :
Son éclat dure à peine le temps d’être aperçu.
Si le ciel et la terre sont immuables,
Que le changement est rapide sur le visage de chacun de nous !

Ô vous qui êtes en face du vin, et qui hésitez à boire,
Pour prendre le plaisir, dites-moi, je vous prie, qui vous attendez.

 

 

Boire ou souffrir, telle semble être l’alternative. Ailleurs, il écrit : “Ne soupirez point, jeunes femmes ; il faudrait soupirer trop longtemps”.

Une réponse à En face du vin

  • Autre extrait d’une de ses chansons, sans doute écrite celle-ci , non avec l’empereur mais sous l’empire du vin:
    “Quand j’ai trop bu Li Po Du Fu, ça Tang!”

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