des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

(On trouvera ici l’article dont un problème technique a empêché hier la publication. Avec mes excuses à tous mes lecteurs.)

Toutes les familles ont des problèmes
La mienne ne fait pas exception
Pas assez ou trop de je t’aime
Aîné cadet fille ou garçon
On est tous des êtres bizarres
Les familles ça fait des dégâts
On s’y étreint on s’y bagarre
C’est plein de douleur sous la joie

On est tous tous tous des enfants malades
On est tous tous tous affamés d’amour

Y’a celui ou celle qui est moche
Celle ou celui qui est jaloux
Celle à qui on fait des reproches
Celui qui prétend qu’il s’en fout
On s’aime on se hait s’exaspère
Dans un seul et même mouvement
Entre frères et sœurs père et mère
C’est compliqué les sentiments

On est tous tous tous des enfants malades
On est tous tous tous affamés d’amour

Il suffit d’un mot pour qu’un drame
Eclate au milieu d’un repas
Nos blessures du fond de l’âme
Elles ne se guérissent pas
L’âge ne fait rien à l’affaire
L’enfant saigne toujours en nous
On reste marqués comme au fer
Par ce passé atroce et doux

On est tous tous tous des enfants malades
On est tous tous tous affamés d’amour

Lorsque j’ai écrit cette chanson, il y a une douzaine d’années, je pensais moins à la famille que j’avais fondée qu’à celle qui m’avait vu naître : mon frère, ma sœur, mes parents. À l’époque, ceux qui nous connaissaient pouvaient se dire que je faisais surtout allusion à mon frère, qui avait coupé les ponts. Mais j’avais aussi ma sœur en tête. Aussi heureuse que notre enfance à tous les trois ait pu paraître, elle a fait des dégâts et laissé des séquelles dont nous affrontons désormais les conséquences, sur nos jours vieillissants : querelles insolubles, rancœurs inextinguibles, jalousie, ressentiment.

« Marqués comme au fer par ce passé atroce et doux » : je ne croyais pas si bien dire…

2 réponses à Un passé atroce et doux (Familles)

Laisser un commentaire

Abonnez-vous au blog

Archives