des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Voici les premiers fruits du travail d’Augustin. Comme on voit, ce sont des légumes (les fruits proprement dits viendront plus tard).

Cette récolte inaugurale marque l’aboutissement d’un projet de deux ans et demi. Augustin était ingénieur du son. Mais il a toujours préféré la campagne à la ville, et comme beaucoup de personnes de sa génération, il est très sensible aux questions d’environnement. Lorsqu’il a découvert la permaculture, il a décidé de s’y former.

En juillet 2016, lors d’une visite à son grand-père qui était hospitalisé, il lui a raconté ce qu’il était en train de faire, et lui a demandé s’il accepterait qu’il s’installe à Amou. Papa a dit : « Regarde le bail de la vieille ferme. Il doit bientôt arriver à terme. »

Augustin a poursuivi sa formation dans des exploitations pilotes un peu partout en France. A la fin de l’année dernière, les locataires, qui connaissent Augustin depuis qu’il est enfant, lui ont de très bon gré cédé la place. Il s’est installé à Amou.

Papa est mort, mais Maman est encore là, et à chaque fois que je lui parle d’Augustin et d’Amou, je vois son regard qui s’allume : « C’est chez moi, Amou, chez nous. Mon père est né là, et son père, et le père de son père. Je suis heureuse que ça reste dans la famille ».

En hommage aux ancêtres, Augustin a baptisé son activité Terre d’Amou. Lesdits ancêtres (je pense à mon grand-père) étaient fiers d’en être issus, mais aussi de la quitter, pour une vie d’intellectuels, qui les a menés jusqu’à la capitale. Trois générations plus tard, la roue a tourné.

https://www.facebook.com/terredamou/

Laisser un commentaire

Abonnez-vous au blog

Archives