« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Je finis la tâche pénible — non, pas si pénible que ça, curieusement ; émouvante plutôt, j’aurais envie de dire « remuante » au sens de : qui vous remue — de vider l’appartement de mes parents à Paris.

Bien plus qu’aux objets, je suis sensible aux écrits, aux carnets, aux lettres. Maman prenait beaucoup de notes. Je prends au hasard un de ses cahiers, et à la première page sur laquelle je l’ouvre, datée d’août 2007, je lis cette phrase qui, écrit-elle, « me hante tout le temps » : « Nous aurons perdu jusqu’à la mémoire de notre rencontre. Pourtant nous nous rejoindrons, pour nous séparer et nous rejoindre encore, là où se rejoignent les trépassés : sur les lèvres des vivants. » (Hubert Butler)

Sois en paix, Maman. Tu vivras toujours sur nos lèvres, et dans nos cœurs. Anxieuse, furtive, frémissante. Et sous ma plume.

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Bertrand de Foucauld

Je crois en la Vie Eternelle.

Claudine

Magnifique dialogue avec ta maman par delà la séparation ! Elle est présente sur tes lèvres…si souvent et demeure pour toujours dans ton coeur. Dans ce lieu secret, cet au-delà de l’absence.

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