Sur le quai

Nous étions sur le quai, à côté de notre train. Elle était pâle. Elle souffrait de nausées. — Ça va aller, a-t-elle dit. Je l’ai prise dans mes bras. Nous nous sommes serrés fort l’un contre l’autre.

C’était le matin, il faisait bon. Sa tête posée sur mon épaule, elle a commencé à fredonner une mélopée inconnue, envoûtante, dont les vibrations légères ont résonné dans mon cou et dans ma poitrine. C’était un chant indien infiniment doux qu’elle avait appris lors de sa dernière séance d’art-thérapie.

Elle m’a regardé, le quai s’est vidé, le ciel s’est ouvert, et quelques notes fragiles, sorties de l’éternité, nous tenaient enlacés dans le plus bel instant du monde.

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Musel

Quelle belle relation! Vous êtes émouvants et si VRAIS

annick c

Love