Certains entomologistes sont gens d’esprit. L’un d’eux, nommĂ© Vazrick Nazari, a baptisĂ© il y a quelques mois une nouvelle espèce de papillon de nuit, dĂ©couverte par ses soins, du nom de Donald Trump, parce que l’insecte porte sur sa tĂŞte une sorte de crĂŞte d’Ă©cailles qui rappelle la coiffure du 45è prĂ©sident des Etats-Unis.

Au-delĂ de la ressemblance, notre entomologiste espĂ©rait, avec cette appellation, attirer l’attention des autoritĂ©s et du public sur l’urgente nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger un environnement devenu extrĂŞmement fragile. Car Neopalpa donaldtrumpi (puisque c’est dĂ©sormais le nom de l’animal), vit dans le sud de la Californie au sein d’un Ă©cosystème qui se restreint dramatiquement, et se trouve donc menacĂ© d’extinction.
Mais la dĂ©marche s’avère contre-productive. Donald Trump, comme on le voit, n’a rien Ă secouer de l’environnement, mĂŞme avec un insecte porte son nom. Et, parmi les Ă©cologistes, l’idĂ©e de sauver un donaldtrumpi, fĂ»t-ce dans sa version invertĂ©brĂ©e miniature, n’est sans doute pas la plus mobilisatrice qui se puisse imaginer.


Dire que le prĂ©sident Trump n’a “rien Ă secouer de l’environnement” est certainement quelque peu rĂ©ducteur : c’est un homme pragmatique qui ne comprend pas pourquoi les AmĂ©ricains devraient sacrifier leur Ă©conomie alors que, chaque jour, une nouvelle centrale Ă charbon ouvre en Inde ou en Chine…