« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Quand on évoque un « ballet de limousines », on imagine les abords du Martinez pendant le festival de Cannes, ou le tarmac autour d’Air Force One lorsque le président des Etats-Unis se déplace, ou un cimetière du Queens le jour de l’enterrement d’un mafieux célèbre, ou une chanson de Sinatra (« We’d ride in limousines / Their chauffeurs would drive »).

Mais on devrait aussi penser à Amou. Car à l’occasion des comices, sous les majestueuses frondaisons de la Técouère, d’autres limousines font défiler leurs carrosseries lustrées et leurs robustes châssis. Ayant ainsi paradé un moment, elles se parquent ensuite sagement à l’ombre, où elles laissent refroidir leurs naseaux et admirer leurs courbes, sous la surveillance nonchalante de conducteurs qui discutent adossés à l’une d’elles.

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