des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

​Depuis quelques mois, et jusqu’au 5 mars, le Museum of Modern Art de New York est à Paris, exposé à la Fondation Louis Vuitton. Je connaissais le Moma pour l’avoir plusieurs fois visité du temps que je fréquentais les Etats-Unis. J’ai donc voulu m’y replonger, mais j’en suis ressorti en restant sur ma faim.

Il y a pourtant dans cette exposition un nombre considérable d’oeuvres majeures du XXè siècle. Mais elles sont comme isolées. On ne creuse la démarche d’aucun artiste, c’est l’action du Moma comme musée qui est mise en vedette, et ce qui est donné à voir, en définitive, c’est le survol, depuis un siècle, de ce qu’ont été les signes successifs de la modernité.

Curieusement, j’ai eu la sensation que leur accumulation ne faisait pas masse, et que l’exposition ressemblait à l’une de ses oeuvres : un tas de bonbons imaginé par Felix Gonzales-Torres, intitulé « sans titre (USA today) », dans lequel le spectateur est invité à piocher : les bonbons disparaissent à mesure que le temps passe, sans pour autant remplir l’estomac des visiteurs.

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