des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Arte a diffusé mardi soir un documentaire aussi remarquable qu’édifiant sur les abus sexuels commis au sein de l’Eglise par des prêtres sur des religieuses.

Ces pratiques scandaleuses, certains s’étonnent de leur existence : pas moi. Ce genre d’horreurs se produit malheureusement partout : dans les entreprises, dans les administrations, dans les sectes, dans les partis politiques, en Europe, en Afrique, en Asie, et sauf à croire, disons… au Père Noël, il n’y avait aucune raison de penser que l’Eglise en soit exempte et échappe aux mauvais penchants de la nature humaine. Les hommes et les femmes « de Dieu » sont d’abord des hommes et des femmes tout court.

Ce qui est en revanche très étonnant, et très choquant, c’est que les coupables, parce qu’ils sont des ecclésiastiques, échappent à la loi commune à laquelle sont soumis tous les autres : au scandale des actes s’ajoute le scandale de l’impunité. Qu’un ministre soit accusé d’avoir massé avec une ferveur excessive les pieds de son assistante, il démissionne. Qu’un patron du FMI se permette des privautés sur une femme de chambre, il va en taule. Qu’un producteur de cinéma use de son pouvoir pour se tripoter devant des stars, il prend le même chemin. Mais que des prêtres contraignent des bonnes sœurs à pratiquer, selon le joli euphémisme imaginé par l’un d’eux, « l’économie du salut », il ne se passe rien. Au mieux, quand l’information a transpiré, on l’éloigne, on dit une messe pour demander pardon, et voilà, la messe est dite, et qu’on n’en parle plus.

3 réponses à L’économie du salut

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