« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

« Amou est situé en bon et fertile pays, alentour duquel croissent et affluent plusieurs biens, fruits et commodités et où passent et repassent plusieurs marchandises. » Ce n’est pas moi qui le dis, mais le roi Henri III, dans une lettre patente de septembre 1576.

Il poursuit en disant : « Pour la décoration et augmentation duquel lieu et pour le bien, utilité et commodité publique du pays d’environ, serait très requis et nécessaire d’y créer et établir une foire l’an avec un jour de marché ordinaire par semaine. »

C’est ainsi que le marché d’Amou vit le jour. Marchés et foires s’établissaient alors par privilège royal, afin d’éviter une prolifération incontrôlée qui les aurait amenés à se nuire les uns les autres.

Le Roi précise enfin : « Voulons et nous plaît qu’en icelle foire et marché, tout marchand et autres personnes y puissent aller retourner et séjourner, vendre, acheter, échanger et troquer toutes sortes de denrées et marchandises licites et convenables, et qu’ils jouissent de tous les droits, privilèges, franchises et libertés qu’on a accoutumé de jouir ès autres foires et marchés de notre royaume. Car tel est notre plaisir. »

Quand Augustin vend ses légumes au marché le dimanche, il le fait dans le cadre de ces règles, et selon le plaisir d’un monarque qui régnait il y a quatre cent cinquante ans.

(Je tire toutes ces informations d’une communication faite par Henri de Verthamon à l’association des Amis d’Amou en 2008.)

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