des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

C’est un livre étonnant. Je ne l’aurais pas acheté de moi-même, mais une amie me l’a offert, et j’avoue l’avoir dévoré. C’est le récit détaillé et inédit des deux dernières années de la vie de Thierry Le Luron, doublé d’une enquête sur la chose terrifiante et maléfique qu’était alors, au milieu de la décennie 80, le SIDA. Le virus inconnu face à l’amuseur célèbre. Comment un agent pathogène qui végétait au cœur de l’Afrique en vient-il à détruire une partie de la jeunesse brillante et libre de l’Occident ? Comment un jeune homme au faîte de sa gloire va-t-il vivre sa chute, sa passion et sa mort ?

de-bruit-et-de-fureur

Tout y est raconté sans fard : déni, fuite en avant, souffrance, tabous, mensonges, révoltes, combat, abattement… Mais au-delà du portrait d’un homme affrontant sa maladie et du tableau de l’époque, c’est la description, sensible et passionnante, de l’entourage qui m’a le plus touché. On découvre dans ce livre à quel point un manager et un producteur peuvent compter dans la vie d’un artiste, et comment, à rebours de l’image que s’en fait généralement le public, ceux qui entouraient Thierry Le Luron (Hervé et Roland Hubert, que j’ai la chance d’avoir connus) ont porté leur métier au plus haut degré de noblesse qui se puisse concevoir.

De bruit et de fureur, par Virginie de Clausade, Plon, 16,90€

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Archives