des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Un film est sorti hier dans quelques salles que j’incite instamment tous mes amis à aller voir : un documentaire sur Jean Vanier *.

Jean Vanier est l’homme qui s’est donné pour mission, en 1964, de faire sortir les handicapés mentaux des asiles où ils étaient confinés jusque-là pour les accueillir au sein de maisons où ils seraient d’abord considérés comme des hommes et des femmes égaux et semblables à tous les autres. C’est ainsi qu’il a créé l’Arche, une association qui compte aujourd’hui plus de dix mille membres et est présente dans trente-cinq pays.

Le film retrace le parcours de cet homme exceptionnel. Mais il va bien au-delà. Par les témoignages qu’il nous présente, il nous offre l’occasion d’un questionnement sur nous-mêmes et sur la société dans laquelle nous vivons. Car en vérité les handicapés ne sont qu’un cas particulier dans une situation générale caractérisée par l’écrasement de l’humain, l’oubli de l’être, le règne indécent de l’argent. Que demande la personne humaine pour sourire et s’épanouir ? Presque rien. Du respect, de la dignité, de la considération.

En ces temps de gilets jaunes, de désarroi social violent et de débat national, je crois que voir ce film permet de comprendre bien des choses : car nous sommes tous pareils, handicapés ou pas. Les handicapés sont juste exagérément pareils, comme je l’avais écrit un jour (mes lecteurs savent que grâce à Claudine, j’ai la chance de les fréquenter).

Si l’on saisissait l’opportunité que nous propose ce film de méditer avec le cœur sur notre condition commune, alors peut-être l’espérance cesserait d’être un vain mot.

 

*  Jean Vanier, le sacrement de la tendresse, un film de Frédérique Bedos

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