des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Je me trouvais récemment avec un groupe de personnes handicapées mentales. C’était à l’église, pendant une messe. Je les regardais : certains souriaient, d’autres étaient très concentrés, d’autres avaient l’air perdu. Je me demandais ce qu’ils parvenaient à suivre de la cérémonie. J’allais m’installer tout doucement dans une disposition d’esprit compatissante, et sans doute légèrement condescendante, lorsque cette pensée me surprit soudain que j’étais exactement comme eux. Qu’est-ce que je comprenais à ce qui se déroulait là ? Qu’est-ce que je savais du mystère du monde, de Dieu, du sens de la vie ? Qu’est-ce que j’en connaissais de plus qu’eux ? Rien. Mon cerveau n’était pas moins embrumé que le leur, et tout à coup ces handicapés, au lieu de voir leur différence, je n’ai plus vu que ma ressemblance avec eux.


Ils ne sont pas différents. Ils sont pareils. Exagérément pareils.


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