Il n’y a que la foi qui sauve, mais pas toujours

Le journal Le Monde nous informe que depuis un mois en Grèce, malgré la mise en place d’un confinement rigoureux, la situation sanitaire s’est fortement dégradée. Le virus se répand comme si de rien n’était, et la faute, apparemment, en incombe à certains popes et à leurs ouailles, pour qui il n’est pas question de fermer les églises, ni de renoncer à embrasser les icônes, ni de ne plus donner ou recevoir la communion.

Or les orthodoxes communient sous les deux espèces du pain et du vin mélangées dans le saint calice, que le prêtre leur verse directement dans la bouche, à l’aide d’une cuillère qui sert à toute l’assemblée. « Ceux qui croient à la sainte communion savent qu’ils n’ont rien à craindre », affirme l’évêque orthodoxe Chrysostomos de Patras. Mais un de ses collègues, qui avait déclaré la même chose à la télévision, est mort du Covid quelques jours plus tard. D’autres ont suivi. Sans doute leur foi était-elle défaillante.

Il y a cent ans, pendant l’épidémie de grippe espagnole, l’évêque de Zamora en Espagne avait lui aussi défié les autorités en ordonnant une neuvaine en l’honneur de Saint Roch, guérisseur de la peste et de toutes sortes de calamités. Pendant neuf jours, en longues files, les paroissiens s’étaient religieusement succédé pour baiser les pieds de la statue du saint. En conséquence de quoi la ville devint l’une de celles dans laquelle la maladie fit le plus de morts en Europe.

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Bruno SERIGNAT

Obscurantisme, quand tu nous tiens…