des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

René Girard, l’auteur de « la Violence et le Sacré », vient de mourir. C’était l’un des esprits les plus brillants qui soient, à ce qu’affirment toutes les nécrologies qu’on peut lire ces jours-ci dans les journaux. J’ai eu la chance de le rencontrer une fois, au cours d’un déjeuner que Michel Serres avait organisé. (Ils enseignaient tous les deux à Stanford, ils y étaient devenus amis.)

Voyez comme je suis. Je me suis trouvé en compagnie de deux des penseurs les plus originaux de l’époque, et tout ce que je puis rapporter de cette rencontre, c’est que nous étions chez Allard, à Paris, et que nous avons mangé un canard aux olives.

restaurant-allard

3 réponses à Girard aux olives

  • Voilà bien ce qui fonde notre humanité : partager un bon repas avec de grands esprits est plus important pour notre mémoire que le sujet de la conversation. Heureusement que tu es là pour nous rappeler que nous sommes plus que des rubriques nécrologiques une fois que nous sommes partis : le souvenir d’un canard aux olives, c’est vivant !

  • Tu ne fus donc pas ce jour-là un “tiers instruit” par ces deux penseurs… Mais à laquelle des trois sortes de conversations as-tu pu participer ( assister) pour que “(ton) esprit parte aux cerises”, pardon aux olives?

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