« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

J’ai cité hier Dhou’l-Roummah, mort en 735 de notre ère (117 de l’Hégire). Dans la source dont je dispose (l’excellente anthologie de la poésie arabe, parue aux éditions Libretto), sa date de naissance n’est pas mentionnée. Il y est précisé toutefois qu’il s’agit du dernier poète bédouin, héritier d’un temps où les poètes étaient aussi des preux, des combattants, qui goûtaient le vin et aimaient les femmes.

Dans les trois pages que le livre consacre à Dhou’l-Roummah, on découvre d’ailleurs les lignes suivantes :
Parmi tous les vêtements, que Dieu confonde le voile !
Lequel sera pour jamais le fléau de la jeunesse.
Il nous dissimule les belles, nous privant de leur vision,
Et camoufle les vilaines pour nous induire en erreur.

L’argument, certes, qui réduit les femmes à leur apparence physique, peut aujourd’hui sentir quelque peu son machisme. Mais il est aussi de bon sens. On peut regretter que tous les Arabes du VIIIè siècle ne se soient pas retrouvés sur cette position : nous serions débarrassés d’un problème épineux.

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