« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Bashô (1644-1694) conte dans Le chemin étroit vers les contrées du Nord que Fujiwara-no-Sanekata, poète et général de la garde impériale japonaise, est mort en l’an 998 en tombant de cheval. Il dit que le cavalier venait de passer devant un sanctuaire consacré aux dieux du Voyage sans mettre pied à terre, que c’était un blasphème et que la chute fut son châtiment.

Ainsi croit-on volontiers à la punition divine. Il serait bien sûr plus rationnel de penser que sa chute ait été le fait du hasard, que par exemple sa monture ait buté sur une pierre et qu’il soit mort comme meurent des millions d’hommes depuis la nuit des temps, par accident. Mais cela ne satisfait pas notre imagination. Nous préférerons toujours le merveilleux à la banalité.

D’ailleurs, on raconte aussi que le fantôme de Sanekata apparaît depuis, certains soirs, sous un pont, et qu’il est en colère.

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AGUERRE G.

Eh oui…! C’est une bien jolie réflexion.

Nicolast

Moi aussi je trouve sabhô… de cheval

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