des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Je suis sorti du nouveau spectacle de Camille, OUÏ, avec le sentiment de n’avoir jamais rien vu ni entendu de pareil, et d’avoir passé deux heures dans une autre dimension.

OUÏ, c’est inouï. Jamais on n’a aussi bien relié les pieds et la voix, la terre et l’air, la percussion et le chant, le sauvage et le raffiné, le choral et l’intime, la chair et les mots. Camille performe, transforme, exécute et improvise. Elle se déploie et se meut avec une incroyable liberté dans toutes les dimensions de la femme (femme-nourrice, femme-enfant, femme-sorcière, femme-rêve, femme-monde). Elle tisse ensemble le sensuel et le sens, la chair et l’âme, comme on compose un grand cru.

A la dégustation, c’est radical, subtil, puissant, long en bouche, avec des saveurs d’Afrique, d’électro, de grégorien, de bourrées ancestrales, de Bach, de gospel. D’un voile, elle en fait sept, et elle danse, chante, crie, frémit, soupire, susurre, avec une maîtrise physique et vocale dont on reste ébloui. Ses musiciens et choristes ne sont pas en reste.

Je tiens Camille pour une artiste d’exception. Il faut aller la voir. Elle est au sommet de son art.

(Les dates sont ici : http://www.camilleofficiel.fr/)

Une réponse à Camille, ouï

  • OUÏ, mille fois OUI Camille est époustouflante !
    Je ne crois pas avoir vu de spectacle comparable. Il y a quelque chose de primordial, une émotion qui prend aux tripes, comme si sa voix et son corps nous reliaient à notre origine.
    A son immense talent, elle ajoute une générosité rare partageant son art avec le public qu’elle fait monter sur scène pour danser une bourrée avec elle et son groupe (jubilatoire) ou pour chanter en improvisation vocale ; et, comme tout ce qu’elle touche, c’est harmonieux.
    Ce mercredi, c’était l’ouverture du festival de Marne, l’inauguration du nouveau théâtre de Cachan (très beau lieu) : une soirée vraiment exceptionnelle. La salle était en transe ! (Seul bémol, les organisateurs inquiets sur l’avenir de nos festivals et de notre modèle culturel).

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