« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Depuis hier, mes connaissances sur la reproduction des frelons ont considérablement augmenté. Je sais comment ils s’accouplent : au sol, et non en vol comme les abeilles, dans une position caractéristique dite « en S ». Je sais que la spermatogenèse se fait en une fois chez les mâles, après quoi leurs testicules tombent en dégénérescence. Je sais que les reines présentent la particularité biologique de disposer d’une spermathèque, c’est-à-dire d’une petite poche, située près de leur vagin, où elles stockent la semence du mâle après accouplement. Je sais qu’en conséquence un seul coït suffit pour donner éventuellement naissance à une nouvelle colonie.

Je tire ces informations de la lecture (en diagonale) d’une thèse de 300 pages* consacrée aux pistes possibles de « biocontrôle » du frelon asiatique. Comme l’une d’elles consiste à faire échouer d’une manière ou d’une autre l’accouplement, il va de soi que si tout le sperme de ces insectes passait dans le traitement des cancers, on joindrait l’utile à l’utile (pour l’agréable, je ne me prononce pas).

 

* De la biologie des reproducteurs au comportement d’approvisionnement des nids : vers des pistes de biocontrôle du frelon asiatique Vespa velutina en France, par Juliette Poidatz

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