« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Je pense à la Terre, au grouillement toxique et désordonné de l’espèce humaine, à l’équilibre désormais rompu avec la nature. Je pense (avec un mélange de soulagement égoïste et de mauvaise conscience) que je mourrai avant d’en affronter pleinement les conséquences. Je pense à nos enfants dans la tempête qui se prépare et je les vois ballottés comme des gouttes d’eau.

Et je pense aussi, comme la plupart des hommes au seuil de la vieillesse, et face au désastre intime qui s’annonce, que mon regard sur le monde se teinte des couleurs sombres de ce qui m’attend.

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