Jean-Pierre Arbon

Assomption

Lorsque je suis à Amou le 15 août, j’aime me rendre à la messe de l’Assomption dans le village voisin de Pomarez (Landes), parce que la tradition locale en a fait une cérémonie joyeusement musicale, et que l’harmonie de soixante musiciens qui l’anime donne, à l’issue de l’office, un concert gratuit d’une heure où le […]

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Nonante

Aujourd’hui, Papa a quatre-vingt dix ans. Nous sommes ensemble à la campagne depuis quelques jours, et nous avons passé plusieurs soirées à reparcourir en chantant tout le répertoire de la chanson française de 1900 à 1945. Je redécouvre, ou découvre, à cette occasion, nombre de valses, de mélodies dont on pouvait tenir la note, de

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Mack the knife

Mack the Knife est la plus célèbre chanson de l’Opéra de Quat’ sous, écrit à la fin des années vingt en Allemagne par Bertolt Brecht et Kurt Weill. Elle possède une sorte d’évidence inexplicable, une gaité paradoxale compte tenu de la noirceur du sujet (l’histoire d’un tueur en série nommé Macheath). La version de Louis

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L’amie des pins

La forêt landaise sait être vaste et profonde. J’ai une nièce qui, lorsqu’elle était petite, était allée avec ses parents rendre visite à une amie qui habitait au beau milieu des pins. La route était longue, et ma nièce, qui commençait à avoir faim, s’impatientait. Tout-à-coup, exaspérée, elle s’écria : – Des pins, des pins,

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L’amour passagère

Il n’a pas échappé à mon camarade Jacques Langlois que j’avais, dans ma chanson Marées, usé d’une licence poétique en écrivant « l’amour passagère », donc en mettant l’amour au féminin alors qu’il est au singulier. A supposer qu’il me faille justifier cette licence, je pourrais dire d’abord qu’aux yeux d’un homme, le féminin est

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1986

En janvier 1986, la navette Challenger se désintègre une minute après son décollage. En avril 1986, le réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. Pour ma génération, ce double désastre marqua la fin de l’idée de progrès. Si cela nous fut douloureux – au-delà de l’émotion provoquée par ces catastrophes -, c’est que le

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Marées

Marée haute Par ma faute J’ai perdu ma mie Marée basse Plus de traces J’ai le cœur démis La vie est légère L’amour passagère Et dans deux ou trois saisons Tout sera si vague Que le bruit des vagues Recouvrira ma chanson Marée verte Plaie ouverte J’ai lâché sa main Plus de prise Marée grise

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