Jean-Pierre Arbon

Un petit animal sans désir d’ailleurs

Je suis un petit animal qui ne s’est jamais vraiment éloigné de sa tanière. L’aventure, les grands espaces, j’y ai finalement peu goûté. Le désir d’un ailleurs ne m’a pas travaillé. Je me suis pour l’essentiel satisfait de ce qui s’est présenté à moi. Inexplicable privilège : j’ai tout trouvé bel et bon. Ai-je cherché […]

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L’ours et les deux compagnons, par La Fontaine et BFM-TV

Il va de soi qu’après mon dernier article, celui d’aujourd’hui ne pouvait traiter que de la fable l’Ours et les deux compagnons, dans laquelle les compagnons en question vendent à leur voisin fourreur « la peau d’un ours encore vivant / mais qu’ils tueraient bientôt ». Comme ils sont plus forts au baratin qu’à la

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Une opération appelée travail (La vie s’envole)

Gagner sa vie consiste, pour la plupart des gens, à transformer du temps en argent. On obtient celui-ci en échange de celui-là. Cette opération est appelée travail. On y consacre huit, dix, douze heures par jour. Il faudrait (mais on ne le fait généralement pas) bien y réfléchir avant d’y procéder, car elle n’est pas

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Eté 1973

Sao Paulo, vers 1973 C’était l’été de 1973. Mon ami Xavier Charton et moi nous nous trouvions à Sao Paulo, au Brésil, pour effectuer notre stage de deuxième année d’HEC. Il y avait un mois que nous étions là, et en dehors de vagues relations de bureau et de deux ou trois lointains amis d’amis

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Sur Papa

Je pensais que ça pourrait être pour cette année, et puis finalement non. L’an prochain peut-être… De quoi je parle ? De la mort de papa. C’en est l’anniversaire aujourd’hui. Je parlais de ne pas en parler justement. De passer cette journée du 23 octobre en la laissant dans le silence, en glissant par dessus

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Pays obscur

Elle est loin désormais, en exil, dans un pays obscur, nocturne, une forêt qui craque, où il n’y a personne, mais peuplée d’ombres, de brouillards, de hululements. Je m’assieds à côté d’elle, lui confie ma main, elle la prend, la caresse, la retourne, la serre, l’interroge. Elle tourne doucement la tête, me regarde, et m’interroge

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