« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

On me fait parfois des commentaires étonnants sur ma chaîne YouTube « Fables en vrac ». Par exemple celui-ci (malheureusement écrit sous couvert de pseudonyme) : « Vous êtes le kebab de la poésie. Le goût de la viande me titille les oreilles. J’espère que plus tard, maître kebabier vous serez. »

Voilà qui est original. Mais qu’est-ce à dire ? Le bizarre interroge. Etre le « kebab de la poésie », est-ce une critique ou un compliment ? J’ai essayé de comprendre, et après avoir échaffaudé diverses hypothèses, voici l’explication sur laquelle je me suis arrêté : Fables en vrac étant l’endroit où je publie les fables de La Fontaine après les avoir apprises par cœur, mon interlocuteur voit cet ensemble comme le cylindre de viande qui rôtit sur la broche, chaque fable comme un kebab qu’on y découpe, et mon interprétation (mon visage, ma voix, mes mimiques) comme le pain, les oignons et la sauce blanche qui va avec.

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